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PREFACE. XXXVlt
jourd'hui, devaient etre de grancle importance, puisque tant
cFesprils eminents s'y adonnent; mais, malgre toute sa bonne 'volonte, il ne pouvait arriver a s'y interesser. La cause en etait peul-elre dans sa philosophic un peu mystique sur Pessence du nombre; il croyait que les nombres forment un rnoncle ayanl son existence propre en dehors cle nous, monde dont nous pouvons saisir seulement ici-bas quelques-unes des har- monies profondes. Dans ranliquile il eul ete plalonicien, et an moyen &ge, clans la longue querelle entre le realisme ct le nominalisme, il aurait suivi Guillaunie de Champeaux avec les realisles. Dans une sphere rnoins elevee, mais dans un ordre d'idees se rattachant a ce qui precede, il avail vu avec regrets les efforts fails depuis une vingtaiuc d'annees pour introduire Fextreme rigueur dans Penseignernent elemen- taire. On lit, clans un article ecrit quclqucs semaines a van I sa mort el destine a un journal d'enseignernent : c< L'admi- ralion, a-l-on dit, est le principe du savoir, ...; je nvaulori- riserai de celle pensee pour exprimer le desir qu'on fasse la part plus large, pour les etudiants, aux choscs simples et belles, qu'a I'extr6me rigueur aujourd'hui si en honneur, mais bien peu attrayante, souvent ineme fatigante et sans grand profit pour le coinmenc;anl qui ri'en pent cornprendre Finterfil. » Toute la methode d'enseignetnent d'Hennite tient en raccourci dans ces quelques lignes : personne plus que lui ne sut exciter Fadniiration pour les choses simples et belles.
,Arriv6 au termede celle le<;on; je suisloind'avoirenumere
lous les M^rnoires ou Notes d'Hcrmite qui demanderaienl une mention. II faut au moins citer ses recherches sur la representation analytique des substilutions, ses belles Etudes sur les pblynomes i deux variables qui generalised les poly- |
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