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PREFACE. XXlll
avoir approfondi davantage certaines parties des Memoircs
dont je viens d'essayer de donner une idee. Gauss eut sans doute de tels regrets en relisant "vers la fin de sa vie ses Dis- quisiliones arithmeticce. Une grande oeuvre scientifique n'est jamais achevee. Les methodes generates introduites par Hermite ont ouvert & la theorie des nombres des horizons entierement nouveaux qui ne sont pas encore completement explores. Tous ceux qui, depuis lui, se sont occupes de la theorie des formes ont profondement subi son influence; il suffira de citerle beau. Memoire de Camille Jordan sur 1'equi- valence des formes, et cle rappeler que le merveilleux prin- cipe de la reduction continuelle s'adapte meme a des re- cherches toutes modernes sur la theorie de certaines fonc- tions uniformes.
Hermite, dans la premiere partie de sa carri&re, que je viens
de retracer, c'est-a-dire jusque vers i855, fut en relations suivies, d'abord avec Jacobi et ensuite avec Dirichlet, qui etaitpeut-etre a cette epoque le plus apte ale comprendre; il avail, a ses debuts, trouve aupres de ces grands geometres le meilleur accueil et en avait garde un fidele souvenir. II ecrivait encore quelques semaines avant sa mort qu'il avait toujours et6 et qu'il serait jusqu'k son dernier jour un dis- ciple de Gauss, de Jacobi et de Dirichlet. Les affiniles entre esprits de premier ordre sont toujours interessantes et utiles a suivre; le ternoignage d'Hermile k ce sujet est precieux, et 1'etude de la plus grande partie de son oeuvre le confirme bien. Cauchy, qu'il a cependant beaucoup connu, n'a pas exerce sur lui, au moins k ses debuts, la m^me influence scientifique. |
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