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VIII PREFACE.
quinze ans auparavant, avail ete le professeur d'Evariste
Galois. Tout en suivant les cours du college, le jeune Her- mite allait lire a la bibliotheque Sainte-Genevieve le Traite de la resolution des equations numeriques de Lagrange, et il achetait avec ses economies la traduction frangaise des Recherches arithmetiques de Gauss : « C'est surtout dans ces deux livres, aimait-il plus tard a repeter, que j'ai appris FAlgebre. » L'excellent M. Richard s'alarmait un peu de voir son eleve si loin des programmes d'examen, mais il n'en disait pas moins un jour au pere d'Hermite, quine se rendait peut-etre pas tres bien compte de la valeur du compliment : a C'est un petit Lagrange. » Le premier volume des Nou~ velles Annales de Mathematiques, fondees en 184.2, renferme deux Notes signees de Charles Hermite, eleve du college Louis-le-Grand. L'une n'est qu'un exercice, mais, dans la seconde, on reconnait un lecteur assidu de Lagrange qui a dejabeaucoup reflechi sur la theorie des equations. L'objet de ce travail est de demontrer Timpossibilite de la resolution algebrique des equations du cinquieme degr^; la demonstra- tion tres simple qu'on y trouve pourrait, avec de legeres additions, devenir classique. Hermite entre a 1'ficole Poly- technique a la fin de 1842; les exercices de 1'Ecole ne 1'em- pechent pas de poursuivre ses meditations mathematiques, et, des le mois de Janvier 1843, il ecrit a Jacobi, sur le conseil de Liouville, pour lui faire part de ses recherches sur les fonc- tions abeliennes. Le grand geometre allemand avait, par une merveilleuse divination, inontre quelques annees auparavant comment on devait generaliser le probleme de Tinversion de Tintegrale elliptique. Mais les proprietes essentielles des nou- velles transcendantes etaient si peu connues, qu'un geometre, doue cependant d'une rare penetration, se meprenait encore |
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